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Camping et bivouac autour de Digne-les-Bains : les meilleurs spots

Camping et bivouac autour de Digne-les-Bains : les meilleurs spots
Paysage touristique des Alpes-de-Haute-Provence

Dormir à la belle étoile autour de Digne-les-Bains, ça se fait sans se ruiner ni enfreindre quoi que ce soit. Deux campings classés existent dans la ville même, une poignée d'autres gravitent dans un rayon de 30 km, et le bivouac reste toléré en montagne selon les règles générales du bivouac en France — pas celles d'un parc national, Digne n'en a pas. Voici ce qu'on a pu vérifier établissement par établissement, en laissant tomber au passage plusieurs adresses invérifiables.

Les campings à Digne-les-Bains

Camping du Bourg

Le camping le plus proche du centre, route de Barcelonnette. Classé 2 étoiles, il compte une centaine de places au total (emplacements, bungalows et mobil-homes). Piscine, aire de jeux, terrain de tennis, laverie, snack. Ouvert du 1er avril au 2 novembre 2026. Tél. 04 92 31 04 87 (confirmé auprès de l'office de tourisme de Digne-les-Bains). Les tarifs fonctionnent par forfait de séjour plutôt que par nuitée simple : mieux vaut consulter l'office de tourisme ou appeler directement avant de réserver.

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Camping Les Eaux Chaudes

À deux pas des thermes, avenue des Thermes. Classé 3 étoiles. Emplacements nus et locatifs, piscine chauffée à partir de juin, restaurant-bar, espace vélo sécurisé. Ouvert du 1er avril au 31 octobre. Tél. 04 92 32 31 04. La capacité précise varie selon les sources consultées : mieux vaut vérifier directement auprès de l'établissement avant de réserver.

Les campings dans un rayon de 30 km

Camping municipal de La Javie

À une vingtaine de minutes au nord de Digne, en bordure de la Bléone. 21 emplacements, sanitaires simples, cadre ombragé. Ouvert mi-juin à mi-septembre, géré par la mairie de La Javie. Comptez environ 10 à 14 € pour un équipage réduit.

Camping Saint-Jean, Moustiers-Sainte-Marie

À environ une heure de Digne, quartier Saint-Jean. 120 emplacements dont une vingtaine de mobil-homes, à 5 minutes du lac de Sainte-Croix. Ouvert du 1er mars au 15 novembre. Tarif emplacement : 17,40 à 19,60 € la nuit selon la saison. Tél. 04 92 74 66 85.

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Castellane : plusieurs campings, mais pas de « Camping du Verdon »

Impossible de retrouver un établissement nommé « Camping du Verdon » à Castellane. Verdon Tourisme recense en revanche plusieurs campings bien réels : le camping municipal Les Iscles, en pinède à deux pas du village, ou Camping Calme et Nature, en altitude sur la route des gorges. Comparez tarifs et disponibilités directement auprès de Verdon Tourisme.

Camping du Moulin de Thoard

À une dizaine de kilomètres de Digne, près du village perché de Thoard. Camping classique avec piscine extérieure, restaurant et bar. Ouvert du 1er mai au 1er novembre 2026. Comptez environ 20 à 25 € la nuit pour deux adultes avec véhicule et électricité, hors haute saison.

Le bivouac autour de Digne : ce que dit vraiment la règle

Le bivouac — tente montée après le coucher du soleil, démontée avant son lever, pas de feu, aucune trace laissée — reste globalement toléré en France hors terrains privés, abords de points d'eau, routes et sites classés. Mais la règle « autorisé au-dessus de 1 800 m » qu'on reprenait ici auparavant ne s'applique pas à ce territoire : c'est une disposition propre aux zones cœur des parcs nationaux, comme le Mercantour ou les Écrins, avec leurs propres arrêtés. Digne-les-Bains n'est pas en zone de parc national, et aucun texte officiel trouvé n'impose de seuil d'altitude local.

La Réserve naturelle géologique de Haute-Provence, créée par décret en 1984, protège ses 18 sites classés contre la collecte de fossiles et de minéraux — ce n'est pas une interdiction générale de camper. Par précaution, mieux vaut s'en tenir à l'écart et se renseigner directement auprès de la réserve en cas de doute.

Et le feu ?

Oublions aussi les dates fixes « du 15 juin au 15 septembre » : la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence fonctionne avec un système de périodes de vigilance incendie (orange, rouge) qui évolue selon la sécheresse et le vent, pas selon un calendrier figé d'une année sur l'autre — en période rouge, tout usage du feu est interdit dans les espaces naturels et sur 200 m autour. Avant de partir, un seul réflexe utile : consulter le site de la préfecture pour connaître le niveau en cours. Un réchaud à gaz reste de toute façon la seule option raisonnable en bivouac.

Les spots où les randonneurs posent leur tente

Ce ne sont pas des aires officielles — juste des endroits qui reviennent régulièrement dans les récits de randonneurs du secteur :

  • Le Cousson (1 512 m) : la montagne qui domine Digne, accessible depuis Entrages. Vue à 360° sur la ville et la vallée de la Bléone.
  • La montagne de Lure (jusqu'à 1 826 m) : alpages, horizon qui porte jusqu'au Ventoux par temps clair. Des randonneurs y bivouaquent près du sommet, où se trouve un point d'eau.
  • La vallée du Bès, vers Barles : bord de rivière, mélèzes, accès facile en voiture.
  • Le col du Labouret (1 240 m), entre Digne et Seyne-les-Alpes : prairies d'altitude, vue sur les Trois Évêchés.

On a retiré les « lacs de Lignin » de cette liste : ils existent bien, mais côté Colmars dans le Haut-Verdon à plus de 2 200 m — pas vraiment « autour de Digne ».

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Avant de partir : équipement et derniers réflexes

Même en été, les nuits tombent vite sous 1 500 m passé le coucher du soleil — mieux vaut un sac de couchage confortable qu'un simple drap. Liste de base : tente légère ou tarp, matelas isolant, réchaud à gaz, lampe frontale, sacs pour redescendre ses déchets, et un moyen de purifier l'eau si vous comptez vous ravitailler en rivière.

Un dernier point souvent oublié : si vous partez plusieurs jours en montagne, vérifiez les horaires de la pharmacie de garde à Digne-les-Bains avant de prendre la route, surtout si votre trousse de secours a besoin d'être complétée ou si vous partez avec des enfants ou un traitement en cours.

Dormir sous un toit : refuges et gîtes

Refuge de Notre-Dame de Lure

Non gardé, gratuit, 12 places. Il se trouve à 1 230 m, et son état s'est dégradé selon les derniers retours de randonneurs : literie abîmée, plus de gardien depuis le décès de l'ermite qui l'entretenait début 2024. Accès à pied uniquement — vérifiez son état avant de compter dessus pour la nuit.

Gîte de groupe à Barles

Pas de gîte d'étape classique au lit trouvé à Barles. Il existe en revanche un gîte de groupe, Le Bois de Gonin, qui accueille jusqu'à 15 personnes dans 7 chambres, à proximité du Bès, référencé chez Gîtes de France — une location de groupe en totalité.

Gîte Belle Valette, Prads-Haute-Bléone

14 lits, ouvert de mai à mi-octobre, à partir de 25 € la nuit. Bon point de départ pour la randonnée, le VTT et le canyoning dans la vallée de la Haute-Bléone.

Reste la règle qui ne change jamais, qu'on dorme sous toile ou sous toit : ne rien laisser derrière soi. Entre deux vérifications de tarifs et d'horaires, c'est la seule chose qui ne nécessite aucune source officielle pour être vraie.

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