Installé à Digne‑les‑Bains, Kamar‑Eddine Ben Abdallah passe ses journées entre le canapé, le sommeil et la télévision, en attendant une issue à sa situation administrative.
Originaire des Comores, il a enseigné le français avant d’arriver en France, où il se voit désormais privé de tout statut légal, malgré la possession de nombreux documents officiels.
Il décrit la France comme une déception profonde, rappelant les promesses faites aux Comoriens à travers la langue et la culture, promesses qu’il estime ne pas avoir été tenues.
Privé de reconnaissance officielle, il travaille au noir, effectuant des tâches de ménage et de plonge pour subvenir à ses besoins.
Depuis son enfance, Kamar‑Eddine n’hésite pas à défendre ses convictions, préférant quitter le terrain de football lorsque les règles sont bafouées.
Source : La Provence