Julien Di Benedetto est le nouveau maire de Digne-les-Bains. Le candidat de la liste « Toujours Digne » (divers gauche) remporte le second tour de ce 22 mars avec 61,94 % des suffrages exprimés, soit 1 619 voix. Face à lui, Gilles Chalvet (« Terre Dignoise 2026 », divers centre) obtient 38,06 % avec 995 voix.
Les chiffres du second tour
La participation s'est établie à 57,93 %, en léger recul par rapport au premier tour (61,36 %). Sur 4 723 inscrits, 2 736 Dignois se sont déplacés. On compte 70 votes blancs et 52 nuls, soit 2 614 suffrages exprimés.
L'avance de Di Benedetto est nette : près de 24 points d'écart. Le report des voix des listes éliminées au premier tour — Francis Kuhn (17,34 %), Jean-Luc Brochier (13,34 %) et la cinquième liste (6,36 %) — a clairement profité au candidat de gauche plutôt qu'au centriste Chalvet.
Rappel du premier tour
Le 15 mars, cinq listes s'affrontaient dans un scrutin éclaté :
Julien Di Benedetto (DVG, « Toujours Digne ») : 40,76 % — 2 717 voix
Gilles Chalvet (DVC, « Terre Dignoise 2026 ») : 22,20 % — 1 480 voix
Francis Kuhn (DVC, « Digne au cœur ») : 17,34 % — 1 156 voix
Jean-Luc Brochier (DVD, « Digne-les-Bains Ville de demain ») : 13,34 % — 889 voix
5e liste (« Digne-les-Bains, ville d'histoire et d'avenir ») : 6,36 % — 424 voix
La succession de Patricia Granet-Brunello
Ce scrutin marque la fin d'une époque. Patricia Granet-Brunello, maire sortante, avait choisi de ne pas se représenter après deux mandats. Son retrait avait ouvert la voie à une compétition inédite par son intensité, avec cinq listes au premier tour — un record pour cette ville.
Julien Di Benedetto, qui se présente comme l'héritier d'une gestion de proximité ancrée à gauche, avait reçu le soutien de la maire sortante. Fort de sa large avance au premier tour (40,76 %), il était le favori du second tour. Le résultat confirme cette dynamique avec une victoire encore plus nette.
Les défis du nouveau maire
Digne-les-Bains, préfecture la moins peuplée de France métropolitaine avec environ 17 000 habitants, fait face à des enjeux structurels :
L'accès aux soins — Le centre hospitalier de Digne peine à recruter des spécialistes. La désertification médicale reste le sujet numéro un pour les habitants.
Le thermalisme et le tourisme — Les thermes de Digne sont un atout majeur. Le nouveau maire devra soutenir leur développement tout en diversifiant l'offre : géologie, randonnée, Train des Pignes, Réserve géologique de Haute-Provence.
L'attractivité — Comme beaucoup de villes moyennes de montagne, Digne doit attirer de jeunes actifs et des familles pour contrer le vieillissement de sa population.
La mobilité — L'enclavement routier et ferroviaire des Alpes-de-Haute-Provence reste un frein. Le maintien de la ligne du Train des Pignes vers Nice est un combat toujours d'actualité.
Le conseil municipal d'installation aura lieu dans les prochains jours. Julien Di Benedetto prendra officiellement ses fonctions à la tête de la ville, dans la continuité de l'ancrage à gauche de Digne-les-Bains.