Actualités

La salle d’assises de Digne, témoin d’un procès historique

La salle d’assises de Digne, témoin d’un procès historique

Le palais de justice de Digne-les-Bains, rénové en 2017, a conservé l’essentiel de sa salle d’assises grâce à l’intervention des Archives départementales. Ce lieu, décor de nombreuses affaires criminelles locales, porte encore les traces du procès Dominici, l’un des plus célèbres du XXe siècle.

Le 5 août 1952, les corps des époux Drummond et de leur fille Elizabeth sont découverts près de la ferme de Grand’Terre, propriété de la famille Dominici. L’affaire, largement médiatisée, attire dès lors un public curieux, parfois transporté en bus sur le site du drame.

Après 15 mois d’enquête, Gaston Dominici avoue le crime le 14 novembre 1953. Le jugement s’ouvre le 17 novembre 1954 dans la petite salle d’audience de la place des Récollets, d’une superficie de 15 m × 8 m. Malgré sa capacité initiale de 18 sièges, la salle accueille jusqu’à 100 personnes debout, des journalistes européens, des hommes de lettres et des personnalités politiques.

Les témoins, les magistrats et le ministère public sont installés selon un aménagement spécifique : des bancs pour les témoins, une estrade pour les magistrats, des fauteuils pour les invités d’honneur, et des espaces réservés aux jurés et aux huissiers. Les garde‑corps et balustrades sont déplacés pour maximiser l’espace.

Cette configuration, documentée par la presse de l’époque, a été préservée et intégrée à la rénovation du tribunal, faisant de la salle d’assises un véritable témoin de l’histoire judiciaire de la région.

Source : mesinfos

Partager :